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Guinée Equatorial

Guinée Equatorialequatoral_guinea_flag


Population: 486 060 habitants (en 2001)
Superficie:
28,051 km²
Frontières terrestres:
539 km (Gabon 350 km; Cameroun 189 km)
Capitale:
Malabo    
Autres villes:
Bata, Mongomo, Ebebiyin, Evinayong, Mbini
Langues:
espagnol, français, portugais
Monnaie:
Franc CFA (XAF)
Indépendance:
12 octobre 1968 (ancienne colonie espagnole)
Routes:
2 880 km (0 km goudronnés) (en 1996)
Voies ferrées:
0 km
Voies navigables:
0 km
Nombre d'aéroports:
3 (dont 2 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

 

 

La République de Guinée équatoriale (ou Guinée-Équatoriale) aussi  República de Guinea Ecuatorial (es.),  República da Guiné Equatorial (pt.) est un pays d'Afrique centrale. Elle est constituée de deux parties. L'une continentale, bordée par le Cameroun et le Gabon, l'autre insulaire avec l'ile de Bioko (où se trouve la capitale Malabo) et l'ile d'Annobón.

La Guinée équatoriale est divisée en sept provinces : Annobón, Bioko-Norte, Bioko-Sur, Centro-Sur, Kié-Ntem, Litoral, Wele-Nzas.

Histoire
Les navigateurs portugais occupaient les îles de Príncipe et São Tomé depuis le milieu du XVe siècle et c’est de là, entre 1469 et 1474, qu’ils explorèrent la zone du golfe de Guinée.

En 1471, Juan de Santarem et Pedro de Escobar débarquèrent sur une île qu’ils appelèrent « do anno bon » (de la bonne année) et qui devait conserver le nom d’”Annobón” jusqu’à aujourd’hui. En 1474 un autre Portugais, Fernando Póo, découvre dans le golfe du Biafra une île qu’il nomme « Formosa » (la belle) mais qui portera finalement son nom. Ces deux îles, avec celle de Corisco, furent longtemps utilisées comme embarcadères pour les esclaves.

Le climat et les maladies décimèrent de nombreux Espagnols, membres des expéditions successives envoyées sur place à partir de 1830.

Avec les traités de San Ildefonso et du Pardo (1777 et 1778), le Portugal livra à l’Espagne les îles de Fernando Póo, Annobón et de Corisco, en échange de la colonia del Sacramento. En 1827, l’Espagne autorise la colonisation de l’île par les Britanniques. Santa Isabel, port et cité principale de l’île de Bioko, prend alors le nom de Port Clarence. C’est là qu’est constitué un tribunal destiné à réprimer le trafic d’esclaves.

À partir de 1832 de nombreux espagnols, voyageurs, scientifiques ou officiels visitent l’île, qui est finalement revendiquée à nouveau par l’Espagne en 1845, année au cours de laquelle Nicolás de Manterola y débarque le premier missionnaire.

En 1856, l’Espagne fonde officiellement la Guinée espagnole, initialement réduite au domaine maritime des côtes guinéennes, et son île principale. En 1858 est envoyé le premier gouverneur général de l’île, cette dernière bénéficiant un an plus tard du statut de colonie espagnole.

Cependant, le domaine de plus de 800 000 km² laissé en Guinée par le Portugal à l’Espagne par les traités de San Ildefonso (1777) et du Pardo (1778) est plus ou moins abandonné, et l’Espagne rencontre bien des difficultés pour faire admettre ses droits de propriété auprès des autres puissances européennes qui viennent s'y installer : la France au Gabon, l'Allemagne au Cameroun et la Grande-Bretagne au Nigeria.

Au cours de la guerre civile espagnole, le 4 octobre 1936, 488 hommes s’embarquent du port de Las Palmas en direction de la Guinée espagnole. Ils rencontrent dans les eaux de Bata le navire républicain le Fernando Poo, qui est coulé suite à l’attaque des franquistes.

Tout au long de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, de nombreux Espagnols s’installent, principalement à Bioko, et débutent ou poursuivent l’exploitation du cacao et du café, qui avaient été rapportés des îles voisines de São Tomé-et-Principe.

La Guinée espagnole a connu plusieurs configurations institutionnelles. Jusqu’en 1959 la Guinée est une « colonie ».

En 1968, grâce aux investissements espagnols pour le développement enfin consentis avec l’autonomie sous la pression des Nations Unies et de l’OUA, la Guinée commence à atteindre enfin une certaine prospérité.

Politique
La Guinée-Équatoriale est une république de type présidentiel. Le président actuel est Teodoro Obiang Nguema, neveu de Macias Nguema, le précédent potentat. Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée nationale.

Économie
La Guinée équatoriale est devenu le troisième producteur de pétrole en Afrique sub-saharienne. La production de pétrole et de gaz, portée par trois grands gisements offshore (Zafiro, Alba, Ceiba), a permis au pays d'avoir une croissance économique à deux chiffres depuis une dizaine d'années (ainsi en 2001 sa croissance fut de 70 %), et de devenir l'un des plus grands receveurs d'investissements étrangers en Afrique. La Guinée équatoriale est un pavillon de complaisance. Le gouvernement a ordonné en 2005 un plafonnement de la production de pétrole à 350 000 barrils/jours. Le PIB par habitant du pays varie selon les sources mais compte parmi les plus élevés du monde.

Toutefois ce miracle économique reste très théorique pour la majorité de la population, qui a jusqu'ici fort peu profité de la manne pétrolière, voire a souffert de l'inflation provoquée par cet afflux de devises. La santé publique, l'éducation et les infrastructures ont relativement peu progressé comparativement au bond énorme du PIB par habitant.

En dehors du secteur pétrolier, la majorité de la population vit d'agriculture ou de pêche vivrière, mais on trouve aussi des plantations et des exploitations forestières destinées à l'export.

Les principaux produits exportés sont donc le pétrole brut (90 % des recettes d'exportation), le méthanol (produit à partir du gaz naturel d'Alba dans une usine sur l'île de Bioko), et quelques produits forestiers (bois exotiques) et agricoles (cacao en tête). Le gaz naturel liquéfié s'y ajoutera dans quelques années.

 

 

 

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